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Chronique psychosociale
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Les
éléments de cette chronique sont un condensé tiré du volume gestion
du stress de mesdames Marion Pronovost et Isabelle Simard,
psychologues.
Bonne lecture !
1.
Une définition du stress
Le
stress peut être défini globalement comme une perturbation de l’équilibre,
un interruption de l’enchaînement régulier des habitudes, qui
forcent l’individu à tenter de retrouver son équilibre antérieur ou
d’en atteindre un nouveau. Le processus du stress commence par un
constat que fait l’individu à l’effet que sa relation avec
l’environnement est modifiée. Cette modification présente trois
caractéristiques :
a)
L’individu perçoit une situation de défi ou de menace;
b)
Il considère que la bonne résolution de ce défi ou de cette
menace est importante pour son bien-être;
c)
Il n’est pas certain d’avoir les ressources nécessaires pour
répondre à cette menace.
2.
Les sources de stress
Stresseurs
familiaux : (partage inéquitable des
tâches, conflits, maladie, rapport avec la belle-famille, recomposition
familiale, etc.)
Stresseurs
conjugaux : (problèmes de
communication, sexualité insatisfaisante, jalousie, mauvaise humeur,
etc.)
Stresseurs
professionnels : (difficulté à établir
ses limites, impression que le travail accompli n’est pas valorisé,
surcharge, isolement.)
Stresseurs
personnels : (image de soi négative,
conflits avec les voisins, relations amicales difficiles, etc.)
Stresseurs
financiers : (budget mal balancé,
baisse de revenus, dépenses imprévues etc.)
Stresseurs
environnementaux : (pollution, bruit,
trafic routier, virus etc.)
Stresseurs
divers : (changements, pertes,
mortalité, accident etc.)
3.
Les phases du stress
Hans
Selye,
considéré encore aujourd’hui comme « le père du stress », a
observé que la réponse du corps à différents agents stressants est
à peu près semblable quelque soit la cause. Cette réponse du corps
comprend les trois phrases suivantes :
La
réaction d’alarme : la personne réalise
qu’elle doit faire face à une demande inhabituelle qui mobilise toute
son énergie disponible. Elle peut alors fuir ou braver la situation. On
parle habituellement de réaction passagère.
La
phase de résistance : lorsque
l’agent stresseur se maintient dans le temps, l’individu doit
trouver de nouveaux moyens pour faire face au problème. On peut parler
à cette étape d’état d’urgence continuel.
La
phase d’épuisement : quand les
stresseurs sont trop fréquents ou trop intenses et que la réaction
d’urgence ne suffit plus, c’est l’épuisement. À cette étape,
différents problèmes peuvent se présenter : fatigue, maladies
psychosomatiques, dépression, etc.
4.
Stress positif et stress négatif
On
affirme que le stress n’est en soi ni positif ni négatif. En fait, il
est inévitable et même essentiel à la vie. L’être humain a
effectivement besoin d’être stimulé pour vivre et se maintenir
heureux et sain. Un excès de stress, par contre, peut le conduire à
des problèmes de santé, tel qu’expliqué précédemment.
Le
stress positif serait donc celui qui motive. Il stimule effectivement
les glandes à sécréter de l’adrénaline qui est «l’hormone énergie
».
Enfin,
le stress devient négatif ou nuisible lorsque la pression subie est perçue
comme étant plus grande que la capacité d’y répondre. Et si le
stress négatif devient chronique, il mène habituellement à des problèmes
de santé.
La
mesure du stress psychologique
Afin
d’évaluer votre niveau de stress, vous êtes invités à remplir le
questionnaire de Lemire, Tessier et Fillion
présenté à la page suivante. Le résultat que vous obtiendrez à la
mesure du stress psychologique vous permettra de comparer votre niveau
de stress à des normes préalablement établies. Il est à noter que le
résultat que vous obtiendrez reflétera dans quelle mesure vous vous
sentez stressés actuellement. Il pourrait être intéressant pour vous
de compléter la M.S.P. à différents moments dans les prochaines
semaines pour ainsi évaluer comment varie votre niveau de stress dans
le temps.
Après
chaque item, Encerclez le chiffre de 1 à 8 en indiquant jusqu’à
quel degré l’item vous décrit bien dernièrement, c’est à
dire depuis les 4 ou 5 derniers jours.
Les
chiffres de 1 à 8 signifient :
1
pas
du tout
2
pas
vraiment
3
Très
peu
4
un
peu
5
plutôt
oui
6
passablement
7
beaucoup
8
énormément
Dernièrement,
c’est à dire en pensant aux 4 ou 5 derniers jours :
1.
Je me sens tendu(e) ou crispé(e)
2.
Je me sens la gorge serrée ou j’ai la bouche sèche.
3.
Je me sens pressé(e) par le temps, coincé(e) par le temps, je
manque de temps.
4.
J’ai tendance à sauter des repas ou à oublier de manger.
5.
Je ressasse les même idées, rumine, jongle, j’ai les même
pensées à répétition, la tête pleine.
6.
Je me sens seul(e), isolé(e), incompris(e).
7.
J’ai des douleurs physiques : mal au dos, mal à la tête,
mal dans la nuque, mal au ventre.
8.
Je suis préoccupé(e), tourmenté(e) ou tracassé(e).
9.
J’ai des variations de température corporelle subites (très
froid ou très chaud).
10.
J’oublie des rendez-vous, des objets ou des affaires à faire.
11.
Je pleure.
12.
Je suis fatigué(e).
13.
J’ai les mâchoires serrées.
14.
Je suis calme.
15.
Je pousse de longs soupirs, ou je reprends tout à coup ma
respiration.
16.
J’ai la diarrhée ou des crampes intestinales ou constipé(e)
17.
Je suis anxieux(se), inquiet(e) ou angoissé(e).
18.
Je sursaute (fait des sauts).
19.
Je prends plus d’une demi-heure à m’endormir.
20.
Je suis confus(e), je n’ai pas les idées claires, je manque
d’attention et de concentration.
21.
J’ai les traits tirés ou les yeux cernés.
22.
Je me sens « beaucoup de pression sur les épaules »
23.
Je suis fébrile, j’ai toujours le goût de bouger, je ne tiens
pas en place, je suis énervé(e).
24.
Je contrôle mal mes réactions, mes humeurs, mes gestes.
25.
Je suis stressé(e).
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6 7
8
Cotation
de la M.S.P.
Le
score final s’obtient en faisant la somme des chiffres que vous avez
encerclés. Cependant, pour l’item # 14, la cote est inversée. En
effet, pour cet item, vous devez calculer 9 moins le chiffre encerclé.
Par exemple, si vous avez encerclé 1, votre score sera 8 (s’obtient en
calculant 9-1); si vous avez encerclé 2, votre score est 7 et ainsi de
suite.
Interprétation
En
théorie, les scores à la M.S.P. varient entre 25 et 200. Toutefois, dans
l’échantillon des sujets qui ont collaboré à établir les normes
d’interprétation, on observe que les résultats obtenus à la M.S.P.
varient normalement entre 31 et 158. Les normes rapportées ici vous
permettent de savoir quel pourcentage de gens ont un niveau de stress plus
bas ou égal au vôtre.
Score
de 43 ou moins
Comparativement
à la normale, votre niveau de stress est très bas. Dans l’échantillon
normatif, de 1 % à 10 % des sujets seulement avaient un niveau de stress
inférieur ou égal au vôtre.
Score
entre 44 et 58
Votre
niveau de stress est plutôt bas. De 10 % à 33 % des sujets
avaient un niveau de stress inférieur ou égal au vôtre.
Score
entre 59 et 83
Vous
êtes dans la moyenne. En effet, de 33 % à 66 % des sujets avaient
un niveau de stress inférieur ou égal au vôtre.
Score
entre 84 et 116
Votre
score est plutôt élevé. De 66 % à 90 % des sujets avaient un
niveau de stress inférieur ou égal au vôtre.
Score
de 117 ou plus
Votre
niveau de stress peut être considéré comme très élevé. Moins
de 10 % ses sujets ont obtenu un score plus élevé que vous.

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| Voici
un second exercice vous permettant de réaliser si votre dernière année
fût empreinte de changements. Évidemment, plus le total des unités de
changement est élevé, plus il est temps de prendre soin de vous.
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Échelle
d’unités de changement de vie
Événements
de la vie/ Unités de changement
Mort
du conjoint = 100
Divorce
= 73
Séparation
conjugale = 65
Emprisonnement
= 63
Mort
d’un parent proche = 63
Maladie
ou blessure personnelle = 53
Mariage
= 50
Congédiement
= 47
Réconciliation
conjugale = 45
Retraite
= 45
Changement
dans la santé d’un membre de la famille = 44
Grossesse
= 40
Difficultés
sexuelles = 39
Addition
d’un nouveau membre dans la famille = 39
Réajustement
dans les affaires = 39
Changement
dans la situation financière = 38
Mort
d’un ami intime = 37
Changement
de genre d’emploi = 36
Changement
dans le nombre de querelles avec le conjoint = 35
Emprunt
ou hypothèque dépassant 10 000,00 $ = 31
Forclusion
d’une hypothèque ou d’un emprunt = 30
Changement
dans les responsabilités au travail = 29
Fille
ou fils qui quitte le foyer = 29
Ennuis
avec la belle-famille =29
Réalisation
personnelle extraordinaire = 28
Conjoint
ou conjointe qui commence ou arrête de travailler = 26
Commencer
ou finir l’école = 26
Changement
dans les conditions de vie = 25
Révision
des habitudes personnelles = 24
Problèmes
avec son patron = 23
Changement
dans les heures ou les conditions de travail = 20
Changement
de domicile = 20
Changement
d’école = 20
Changement
dans les loisirs = 19
Changement
dans les activités reliées à l’église = 19
Changement
dans les activités sociales = 18
Hypothèque
ou emprunt de moins de 10 000,00 $ = 17
Changement
dans les habitudes de sommeil = 16
Changement
dans le nombre de réunions familiales = 15
Changement
dans les habitudes alimentaires = 15
Vacances
= 13
Noël
= 12
Infractions
mineures à la loi = 11

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Tel
que je vous l’ai précisé en début de chronique, voici quelques
notions pour vous apprendre à mieux gérer le stress…
1.
Identifier les événements ou éléments de votre vie qui vous
causent du soucis (santé, travail, amour, vie de couple, vie de
famille, vie sociale, gestion du temps). Vos tests faits plus tôt vous
aideront à les identifier.
2.
Diminuer ou éliminer les stresseurs.
Pour
ce faire, voici quelques bons conseils :
a)
Équilibrer sa situation financière (s’assurer que vos revenus
et dépenses s’équilibrent le plus possible);
b)
Gérer efficacement son temps (faire des choix, établir des
priorités, utiliser un agenda);
c)
Régler ses conflits interpersonnels.
Pour
ce faire, bien penser à utiliser la méthode du « Je »
Pour
terminer, voici deux outils : Le premier étant intitulé « Une
méthode tout en lourdeur ». Et le second expliquant une méthode
de « respiration profonde ». Nous espérons que ces deux outils vous
aideront à vous détendre.
Pour
que l’esprit se détende, il faut que le corps soit détendu. La méthode
« tout en lourdeur » est une façon simple de commencer son
apprentissage de la détente. Assis dans un endroit calme, les yeux fermés,
imaginez que votre corps devient de plus en plus lourd. Si vous faites
cet exercice plusieurs fois par jour pendant au moins cinq minutes,
cette sensation de lourdeur se fera de plus en plus forte et pourra être
ressentie en quelques secondes.
La
respiration profonde
Respirer
profondément peut aider à abaisser la tension peut avoir un effet
bienfaisant sur le corps et l’esprit. Cet exercice ne prend que
quelques minutes et a l’avantage de pouvoir être fait à peu près
n’importe où, n’importe quand. Commencez la journée en faisant cet
exercice et répétez-le plusieurs fois par jour. Il peut aussi vous détendre
avant un événement stressant. (N.B. Vous apprendrez plus facilement
cet exercice si vous enregistrez les instructions suivantes et les écouter
pendant que vous le faites).
1.
Assoyez-vous, le dos droit et les épaules appuyées
confortablement au dossier de votre siège.
2.
Posez vos mains sur votre abdomen pour pouvoir sentir les
mouvements respiratoires.
3.
Inspirez lentement et profondément par le nez. Prenez conscience
de la fraîcheur de l’air. Concentrez-vous sur la sensation éprouvée
par la pénétration de l’air dans toutes les parties de votre corps.
4.
Lorsque l’air parvient à votre abdomen, laissez celui-ci se
gonfler. (Certaines personnes ont tendance à rentrer le ventre
lorsqu’elles inspirent). Vos mains vous permettront de sentir le
mouvement.
5.
Inspirez le plus profondément possible. Puis, retenez votre
souffle pendant quelques secondes – quatre ou cinq. Ne vous distrayez
pas en les comptant, à moins que cela ne vous aide à vous sentir plus
à l’aise.
6.
Commencez à expirer. Placez vos lèvres comme si vous vouliez
siffler et laissez sortir l’air lentement par la bouche. Contrôler le
débit de l’air en écartant plus ou moins les lèvres.
7.
Concentrez-vous sur la sensation éprouvée par la sortie de
l’air de toutes les parties de votre corps. Vous devriez sentir que
l’air expulsé est chaud.
8.
Vos mains devraient vous permettre de constater que l’air se
retire de votre corps. Votre abdomen se dégonfle tandis que le muscle
large qui se trouve sous vos côtes – le diaphragme – s’élargit.
9.
Lorsque vous sentez que vos poumons sont vides, attendez quelques
instants puis répétez l’exercice quatre ou cinq fois.
10.
Demeurez assis une minute ou deux avant de reprendre vos activités.
Source :
Centre de Réadaptation en Déficience Physique de Jonquière, physiothérapeutes.

Dorénavant,
afin de supporter les proches qui accompagnent un malade, nous vous présenterons
divers textes vous permettant d’être mieux outillé…
Accompagner
un proche malade… un défi qui nous questionne
Le
24 janvier 2002, monsieur Réjean Carrier, travailleur social à l’Hôtel-Dieu
de Québec, servait de guide à un auditoire très attentif lors d’une
réflexion sur le thème de l’accompagnement d’un proche malade, en
perte d’intégrité physique ou d’autonomie.
Afin
d’apporter la meilleure aide possible et ne pas s’épuiser, il faut
d’abord se poser les questions suivantes.
Quelle
est ma perception de la maladie vécue ? Par exemple, est-ce que «
cancer » est pour moi synonyme de « mort » ?
Ce
qui m’amène à voir :
§
Si je suis influencé par ce que j’entends;
§
Si j’ai suffisamment d’information sur la maladie;
Qu’est-ce
que la maladie de ce proche me fait vivre ?
§
Est-ce que je me sens affecté ?
§
Est-ce que j’ai besoin d’en parler ? Avec qui ?
§
Est-ce que j’ai le goût d’aider l’autre, de
l’accompagner ?
§
Est-ce que je me sens outillé pour le faire ?
§
Est-ce que j’ai la possibilité de le faire ?
Quels
sont les besoins de la personne malade ? Est-ce que j’ai pensé vérifier
auprès d’elle ?
Quel
mandat me suis-je donné ? Jusqu’où dois-je m’impliquer ? Comment ?
Pourquoi ? À titre d’exemples, est-ce que je me donne comme mandat
qu’un proche en perte d’autonomie ne souffre pas de son état,
qu’un proche atteint d’arthrite ne souffre pas physiquement, qu’un
proche à l’hôpital ne s’ennuie jamais de faire accepter la mort à
un proche atteint d’une maladie mortelle ?
Il
faut savoir qu’un mandat trop grand conduit à l’épuisement. Par
ailleurs, si je surprotège, je n’aide plus. Je peux même, sans le
vouloir, soutirer le peu d’autonomie qu’il reste au malade.
Quelle
est la souffrance vécue par le malade ? Au niveau physique ? Au niveau
psychologique et social ? Au niveau spirituel ?
Quelle
est la souffrance vécue par ce proche ? Plusieurs sentiments peuvent
survenir : sentiment d’irréalité, solitude, peurs et appréhension,
impuissance, culpabilité, inquiétude, ambivalence, incompréhension.
À
partir de ce questionnement et de l’identification de la souffrance, que
fait-on ?
Écouter
notre cœur d’abord mais aussi la raison parce que c’est cette dernière
qui va venir modérer notre engagement et nous indiquer qu’on ne peut
pas tout faire.
Être
très honnête envers soi et envers la personne malade (quel soutien
puis-je réellement offrir qui n’engendrera pas d’autres problèmes
pour moi ?).
Ensuite,
demander l’aide nécessaire si la situation l’exige (un répit auprès
des autres membres de la famille, les services de son CLSC, de son
association).
Réévaluer
au fur et à mesure notre engagement.
Garder
à l’esprit que les besoins du malade peuvent varier selon les jours.
Prendre
conscience qu’on ne peut éliminer la souffrance mais seulement l’atténuer.
Quand
on accompagne un proche malade, la culpabilité que l’on ressent souvent
de ne pas en faire assez représente quelque chose de très difficile à
vivre. Il faut alors lui dire qu’on se sent coupable, qu’on voudrait
tellement en faire plus mais qu’on n’est pas en mesure de l’assumer.
Dans notre culture, nous n’en faisons jamais assez.
Retenons
que pour apporter une aide efficace au malade, il faut d’abord savoir
prendre soin de soi.
Accompagner
un proche malade représente l’un des plus grands défis humains qui
soit. Ce défi, on ne peut l’évaluer à l’avance. C’est à mesure
que nous vivons cette expérience que l’on découvre nos limites mais
aussi nos forces.

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Pour davantage d'informations, contactez :
Association Renaissance des personnes traumatisées crâniennes du Saguenay-Lac-St-Jean
2223, boul du Saguenay Jonquière (Québec) G7S 4H5
Tél : 418-548-9366
Télécopie : 418-548-9369
Internet : arptc@cybernaute.com
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