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Chronique 1

 

 

Chronique psychosociale

Mot de la présidente et du conseil d'administration

Les éléments de cette chronique sont un condensé tiré du volume gestion du stress de mesdames Marion Pronovost et Isabelle Simard, psychologues.

 

                                                                                              Bonne lecture !

 

1.      Une définition du stress

Le stress peut être défini globalement comme une perturbation de l’équilibre, un interruption de l’enchaînement régulier des habitudes, qui forcent l’individu à tenter de retrouver son équilibre antérieur ou d’en atteindre un nouveau. Le processus du stress commence par un constat que fait l’individu à l’effet que sa relation avec l’environnement est modifiée. Cette modification présente trois caractéristiques :

a)         L’individu perçoit une situation de défi ou de menace;

b)         Il considère que la bonne résolution de ce défi ou de cette menace est importante pour son bien-être;

c)         Il n’est pas certain d’avoir les ressources nécessaires pour répondre à cette menace[1].

 

2.      Les sources de stress

Stresseurs familiaux : (partage inéquitable des tâches, conflits, maladie, rapport avec la belle-famille, recomposition familiale, etc.)

 

Stresseurs conjugaux : (problèmes de communication, sexualité insatisfaisante, jalousie, mauvaise humeur, etc.)

 

Stresseurs professionnels : (difficulté à établir ses limites, impression que le travail accompli n’est pas valorisé, surcharge, isolement.)

 

Stresseurs personnels : (image de soi négative, conflits avec les voisins, relations amicales difficiles, etc.)

 

Stresseurs financiers : (budget mal balancé, baisse de revenus, dépenses imprévues etc.)

 

Stresseurs environnementaux : (pollution, bruit, trafic routier, virus etc.)

 

Stresseurs divers : (changements, pertes, mortalité, accident etc.)


3.      Les phases du stress

 

Hans Selye[2], considéré encore aujourd’hui comme « le père du stress », a observé que la réponse du corps à différents agents stressants est à peu près semblable quelque soit la cause. Cette réponse du corps comprend les trois phrases suivantes :

 

La réaction d’alarme : la personne réalise qu’elle doit faire face à une demande inhabituelle qui mobilise toute son énergie disponible. Elle peut alors fuir ou braver la situation. On parle habituellement de réaction passagère.

 

La phase de résistance : lorsque l’agent stresseur se maintient dans le temps, l’individu doit trouver de nouveaux moyens pour faire face au problème. On peut parler à cette étape d’état d’urgence continuel.

 

La phase d’épuisement : quand les stresseurs sont trop fréquents ou trop intenses et que la réaction d’urgence ne suffit plus, c’est l’épuisement. À cette étape, différents problèmes peuvent se présenter : fatigue, maladies psychosomatiques, dépression, etc.

 

4.      Stress positif et stress négatif

On affirme que le stress n’est en soi ni positif ni négatif. En fait, il est inévitable et même essentiel à la vie. L’être humain a effectivement besoin d’être stimulé pour vivre et se maintenir heureux et sain. Un excès de stress, par contre, peut le conduire à des problèmes de santé, tel qu’expliqué précédemment.

 

Le stress positif serait donc celui qui motive. Il stimule effectivement les glandes à sécréter de l’adrénaline qui est «l’hormone énergie ».

 

Enfin, le stress devient négatif ou nuisible lorsque la pression subie est perçue comme étant plus grande que la capacité d’y répondre. Et si le stress négatif devient chronique, il mène habituellement à des problèmes de santé.

 

La mesure du stress psychologique

 

Afin d’évaluer votre niveau de stress, vous êtes invités à remplir le questionnaire de Lemire, Tessier et Fillion[3] présenté à la page suivante. Le résultat que vous obtiendrez à la mesure du stress psychologique vous permettra de comparer votre niveau de stress à des normes préalablement établies. Il est à noter que le résultat que vous obtiendrez reflétera dans quelle mesure vous vous sentez stressés actuellement. Il pourrait être intéressant pour vous de compléter la M.S.P. à différents moments dans les prochaines semaines pour ainsi évaluer comment varie votre niveau de stress dans le temps.


Après chaque item, Encerclez le chiffre de 1 à 8 en indiquant jusqu’à quel degré l’item vous décrit bien dernièrement, c’est à dire depuis les 4 ou 5 derniers jours.

 

Les chiffres de 1 à 8 signifient :

 

1

 pas du tout

 

2

pas vraiment

 

3

Très  peu

 

4

un peu

5

plutôt oui

 

6

passablement


7

beaucoup


8

énormément

 

 

Dernièrement, c’est à dire en pensant aux 4 ou 5 derniers jours :


1.       Je me sens tendu(e) ou crispé(e)

2.       Je me sens la gorge serrée ou j’ai la bouche sèche.

3.       Je me sens pressé(e) par le temps, coincé(e) par le temps, je manque de temps.

4.       J’ai tendance à sauter des repas ou à oublier de manger.

5.       Je ressasse les même idées, rumine, jongle, j’ai les même pensées à répétition, la tête pleine.

6.       Je me sens seul(e), isolé(e), incompris(e).

7.       J’ai des douleurs physiques : mal au dos, mal à la tête, mal dans la nuque, mal au ventre.

8.       Je suis préoccupé(e), tourmenté(e) ou tracassé(e).

9.       J’ai des variations de température corporelle subites (très froid ou très chaud).

10.      J’oublie des rendez-vous, des objets ou des affaires à faire.

11.      Je pleure.

12.      Je suis fatigué(e).

13.      J’ai les mâchoires serrées.

14.      Je suis calme.

15.      Je pousse de longs soupirs, ou je reprends tout à coup ma respiration.

16.      J’ai la diarrhée ou des crampes intestinales ou constipé(e)

17.      Je suis anxieux(se), inquiet(e) ou angoissé(e).

18.      Je sursaute (fait des sauts).

19.      Je prends plus d’une demi-heure à m’endormir.

20.      Je suis confus(e), je n’ai pas les idées claires, je manque d’attention et de concentration.

21.      J’ai les traits tirés ou les yeux cernés.

22.      Je me sens « beaucoup de pression sur les épaules »

23.      Je suis fébrile, j’ai toujours le goût de bouger, je ne tiens pas en place, je suis énervé(e).

24.      Je contrôle mal mes réactions, mes humeurs, mes gestes.

25.      Je suis stressé(e).

Vous pouvez ainsi faire le constat vous-même de votre niveau de stress.

1         2         3          4         5          6       7       8

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1         2         3          4         5          6       7       8

1         2         3          4         5          6       7       8

1         2         3          4         5          6       7       8

1         2         3          4         5          6       7       8

1         2         3          4         5          6       7       8

1         2         3          4         5          6       7       8

1         2         3          4         5          6       7       8

1         2         3          4         5          6       7       8

1         2         3          4         5          6       7       8

1         2         3          4         5          6       7       8

 

Cotation de la M.S.P.

Le score final s’obtient en faisant la somme des chiffres que vous avez encerclés. Cependant, pour l’item # 14, la cote est inversée. En effet, pour cet item, vous devez calculer 9 moins le chiffre encerclé. Par exemple, si vous avez encerclé 1, votre score sera 8 (s’obtient en calculant 9-1); si vous avez encerclé 2, votre score est 7 et ainsi de suite.

 

Interprétation

En théorie, les scores à la M.S.P. varient entre 25 et 200. Toutefois, dans l’échantillon des sujets qui ont collaboré à établir les normes d’interprétation, on observe que les résultats obtenus à la M.S.P. varient normalement entre 31 et 158. Les normes rapportées ici vous permettent de savoir quel pourcentage de gens ont un niveau de stress plus bas ou égal au vôtre.

 

Score de 43 ou moins

Comparativement à la normale, votre niveau de stress est très bas. Dans l’échantillon normatif, de 1 % à 10 % des sujets seulement avaient un niveau de stress inférieur ou égal au vôtre.

 

Score entre 44 et 58

Votre niveau de stress est plutôt bas. De 10 % à 33 % des sujets avaient un niveau de stress inférieur ou égal au vôtre.

 

Score entre 59 et 83

Vous êtes dans la moyenne. En effet, de 33 % à 66 % des sujets avaient un niveau de stress inférieur ou égal au vôtre.

 

Score entre 84 et 116

Votre score est plutôt élevé. De 66 % à 90 % des sujets avaient un niveau de stress inférieur ou égal au vôtre.

 

Score de 117 ou plus

Votre niveau de stress peut être considéré comme très élevé. Moins de 10 % ses sujets ont obtenu un score plus élevé que vous.


[1] Fortin, B. (1999). Surmonter le stress. http://www.citeweb.net/bfortin/

[2] Selye, H. (1976). The stress of life. New York : MacGraw-Hill

[3] Lemyre, L., Tessier, R., Fillion, L. (1990). Mesure du stress psychologique (M.S.P.) : Manuel d’utilisation. Éditions Behaviora Inc.

 

 

Voici un second exercice vous permettant de réaliser si votre dernière année fût empreinte de changements. Évidemment, plus le total des unités de changement est élevé, plus il est temps de prendre soin de vous.

Échelle d’unités de changement de vie

Événements de la vie/ Unités de changement

 

Mort du conjoint = 100

Divorce = 73

Séparation conjugale = 65

Emprisonnement = 63

Mort d’un parent proche = 63

Maladie ou blessure personnelle = 53 

Mariage = 50

Congédiement = 47

Réconciliation conjugale = 45

Retraite = 45

Changement dans la santé d’un membre de la famille = 44

Grossesse = 40

Difficultés sexuelles = 39

Addition d’un nouveau membre dans la famille = 39

Réajustement dans les affaires = 39

Changement dans la situation financière = 38

Mort d’un ami intime = 37

Changement de genre d’emploi = 36

Changement dans le nombre de querelles avec le conjoint = 35

Emprunt ou hypothèque dépassant 10 000,00 $ = 31

Forclusion d’une hypothèque ou d’un emprunt = 30

Changement dans les responsabilités au travail = 29

Fille ou fils qui quitte le foyer = 29

Ennuis avec la belle-famille =29

Réalisation personnelle extraordinaire = 28

Conjoint ou conjointe qui commence ou arrête de travailler = 26

Commencer ou finir l’école = 26

Changement dans les conditions de vie = 25

Révision des habitudes personnelles = 24

Problèmes avec son patron = 23 

Changement dans les heures ou les conditions de travail = 20

Changement de domicile = 20

Changement d’école = 20

Changement dans les loisirs = 19

Changement dans les activités reliées à l’église = 19

Changement dans les activités sociales = 18

Hypothèque ou emprunt de moins de 10 000,00 $ = 17

Changement dans les habitudes de sommeil = 16

Changement dans le nombre de réunions familiales = 15

Changement dans les habitudes alimentaires = 15

Vacances = 13

Noël = 12

Infractions mineures à la loi = 11

 

 

Tel que je vous l’ai précisé en début de chronique, voici quelques notions pour vous apprendre à mieux gérer le stress…

 

1.      Identifier les événements ou éléments de votre vie qui vous causent du soucis (santé, travail, amour, vie de couple, vie de famille, vie sociale, gestion du temps). Vos tests faits plus tôt vous aideront à les identifier.

 

2.      Diminuer ou éliminer les stresseurs.

 

 

Pour ce faire, voici quelques bons conseils :

 

a)      Équilibrer sa situation financière (s’assurer que vos revenus et dépenses s’équilibrent le plus possible);

b)      Gérer efficacement son temps (faire des choix, établir des priorités, utiliser un agenda);

c)      Régler ses conflits interpersonnels.

 

Pour ce faire, bien penser à utiliser la méthode du « Je »

   

Pour terminer, voici deux outils : Le premier étant intitulé « Une méthode tout en lourdeur ». Et le second expliquant une méthode de « respiration profonde ». Nous espérons que ces deux outils vous aideront à vous détendre.

 

Pour que l’esprit se détende, il faut que le corps soit détendu. La méthode « tout en lourdeur » est une façon simple de commencer son apprentissage de la détente. Assis dans un endroit calme, les yeux fermés, imaginez que votre corps devient de plus en plus lourd. Si vous faites cet exercice plusieurs fois par jour pendant au moins cinq minutes, cette sensation de lourdeur se fera de plus en plus forte et pourra être ressentie en quelques secondes.

 

 

La respiration profonde

 

Respirer profondément peut aider à abaisser la tension peut avoir un effet bienfaisant sur le corps et l’esprit. Cet exercice ne prend que quelques minutes et a l’avantage de pouvoir être fait à peu près n’importe où, n’importe quand. Commencez la journée en faisant cet exercice et répétez-le plusieurs fois par jour. Il peut aussi vous détendre avant un événement stressant. (N.B. Vous apprendrez plus facilement cet exercice si vous enregistrez les instructions suivantes et les écouter pendant que vous le faites).


1.      Assoyez-vous, le dos droit et les épaules appuyées confortablement au dossier de votre siège.

 

2.      Posez vos mains sur votre abdomen pour pouvoir sentir les mouvements respiratoires.

 

3.      Inspirez lentement et profondément par le nez. Prenez conscience de la fraîcheur de l’air. Concentrez-vous sur la sensation éprouvée par la pénétration de l’air dans toutes les parties de votre corps.

 

4.      Lorsque l’air parvient à votre abdomen, laissez celui-ci se gonfler. (Certaines personnes ont tendance à rentrer le ventre lorsqu’elles inspirent). Vos mains vous permettront de sentir le mouvement.

 

5.      Inspirez le plus profondément possible. Puis, retenez votre souffle pendant quelques secondes – quatre ou cinq. Ne vous distrayez pas en les comptant, à moins que cela ne vous aide à vous sentir plus à l’aise.

 

6.      Commencez à expirer. Placez vos lèvres comme si vous vouliez siffler et laissez sortir l’air lentement par la bouche. Contrôler le débit de l’air en écartant plus ou moins les lèvres.

 

7.      Concentrez-vous sur la sensation éprouvée par la sortie de l’air de toutes les parties de votre corps. Vous devriez sentir que l’air expulsé est chaud.

 

8.      Vos mains devraient vous permettre de constater que l’air se retire de votre corps. Votre abdomen se dégonfle tandis que le muscle large qui se trouve sous vos côtes – le diaphragme – s’élargit.

 

9.      Lorsque vous sentez que vos poumons sont vides, attendez quelques instants puis répétez l’exercice quatre ou cinq fois.

 

10.     Demeurez assis une minute ou deux avant de reprendre vos activités.

 

Source : Centre de Réadaptation en Déficience Physique de Jonquière, physiothérapeutes.


 

Dorénavant, afin de supporter les proches qui accompagnent un malade, nous vous présenterons divers textes vous permettant d’être mieux outillé…

 

Accompagner un proche malade… un défi qui nous questionne

 

Le 24 janvier 2002, monsieur Réjean Carrier, travailleur social à l’Hôtel-Dieu de Québec, servait de guide à un auditoire très attentif lors d’une réflexion sur le thème de l’accompagnement d’un proche malade, en perte d’intégrité physique ou d’autonomie.

 

Afin d’apporter la meilleure aide possible et ne pas s’épuiser, il faut d’abord se poser les questions suivantes.

 

Quelle est ma perception de la maladie vécue ? Par exemple, est-ce que « cancer » est pour moi synonyme de « mort » ?

 

Ce qui m’amène à voir :

 

§         Si je suis influencé par ce que j’entends;

§         Si j’ai suffisamment d’information sur la maladie;

Qu’est-ce que la maladie de ce proche me fait vivre ?

§         Est-ce que je me sens affecté ?

§         Est-ce que j’ai besoin d’en parler ? Avec qui ?

§         Est-ce que j’ai le goût d’aider l’autre, de l’accompagner ?

§         Est-ce que je me sens outillé pour le faire ?

§         Est-ce que j’ai la possibilité de le faire ?

 

Quels sont les besoins de la personne malade ? Est-ce que j’ai pensé vérifier auprès d’elle ?

 

Quel mandat me suis-je donné ? Jusqu’où dois-je m’impliquer ? Comment ? Pourquoi ? À titre d’exemples, est-ce que je me donne comme mandat qu’un proche en perte d’autonomie ne souffre pas de son état, qu’un proche atteint d’arthrite ne souffre pas physiquement, qu’un proche à l’hôpital ne s’ennuie jamais de faire accepter la mort à un proche atteint d’une maladie mortelle ?


Il faut savoir qu’un mandat trop grand conduit à l’épuisement. Par ailleurs, si je surprotège, je n’aide plus. Je peux même, sans le vouloir, soutirer le peu d’autonomie qu’il reste au malade.

 

Quelle est la souffrance vécue par le malade ? Au niveau physique ? Au niveau psychologique et social ? Au niveau spirituel ?

 

Quelle est la souffrance vécue par ce proche ? Plusieurs sentiments peuvent survenir : sentiment d’irréalité, solitude, peurs et appréhension, impuissance, culpabilité, inquiétude, ambivalence, incompréhension.

 

À partir de ce questionnement et de l’identification de la souffrance, que fait-on ?

Écouter notre cœur d’abord mais aussi la raison parce que c’est cette dernière qui va venir modérer notre engagement et nous indiquer qu’on ne peut pas tout faire.

Être très honnête envers soi et envers la personne malade (quel soutien puis-je réellement offrir qui n’engendrera pas d’autres problèmes pour moi ?).

Ensuite, demander l’aide nécessaire si la situation l’exige (un répit auprès des autres membres de la famille, les services de son CLSC, de son association).

Réévaluer au fur et à mesure notre engagement.

Garder à l’esprit que les besoins du malade peuvent varier selon les jours.

Prendre conscience qu’on ne peut éliminer la souffrance mais seulement l’atténuer.

Quand on accompagne un proche malade, la culpabilité que l’on ressent souvent de ne pas en faire assez représente quelque chose de très difficile à vivre. Il faut alors lui dire qu’on se sent coupable, qu’on voudrait tellement en faire plus mais qu’on n’est pas en mesure de l’assumer. Dans notre culture, nous n’en faisons jamais assez.

Retenons que pour apporter une aide efficace au malade, il faut d’abord savoir prendre soin de soi.

Accompagner un proche malade représente l’un des plus grands défis humains qui soit. Ce défi, on ne peut l’évaluer à l’avance. C’est à mesure que nous vivons cette expérience que l’on découvre nos limites mais aussi nos forces.[1]

[1] Association des personne traumatisées cranio-cérébrales de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine. « La Bulle », vol. 4, numéro 13, septembre 1997.

Pour davantage d'informations, contactez :

Association Renaissance des personnes traumatisées crâniennes du Saguenay-Lac-St-Jean
2223, boul du Saguenay Jonquière (Québec) G7S 4H5
Tél : 418-548-9366
Télécopie : 418-548-9369

Internet : arptc@cybernaute.com

 

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Dernière modification : 20 janvier 2008